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Le Glaive De Dieu Critique Essay

Le Plateau de Millevaches, dans le Limousin, connaît comme de nombreux territoires ruraux les affres de la mort des centre-bourgs, des commerces et du manque de lieux d’animations. Nous avons rencontré différents lieux qui prennent le contre-pied de ce constat. Ces différents endroits sont repris ou créés par des personnes issues des nouvelles générations de “néo-ruraux”. ((Pour en savoir plus sur cette appellation, notre article général sur le Plateau de Millevaches et ses évolutions.)) Nous avons rencontré trois lieux en activité ou en projet qui ont tous un modèle coopératif et qui fonctionnent en autogestion.

 

L’Atelier à Royère-de-Vassivière

 

En plein cœur du centre-bourg de Royère-de-Vassivière, sur la place principale se trouve l’Atelier.

Ce lieu regroupe depuis 2003, un café-concert-boutique et depuis 2005, s’ajoute un restaurant. A l’étage du bâtiment on trouve différentes structures qui louent des bureaux comme l’association qui gère la programmation artistique du lieu, une association organisatrice d’un festival de contes, un groupement d’employeurs…

Avec leur implantation dans un beau bâtiment sur la place centrale du village, l’Atelier peut s’enorgueillir d’avoir réussi à recréer le lieu de brassage social qu’est le bar, mélangeant toutes les populations. Pour une commune de 620 habitants, l’Atelier a permis de déclencher des dynamiques. Certains commerces qui étaient sur le départ sont restés et la structure a permis de fixer un certain nombre de personnes sur le Plateau qui, sans ça, seraient parties travailler ailleurs. Aujourd’hui les différents commerces sont ouverts toute l’année alors que le principal de l’activité se fait en été. Le midi les ouvriers et artisans reviennent déjeuner autour de la place, participent à maintenir l’activité. En journée le café impulse du passage, devient tour à tour centre d’informations météo, office de tourisme, annuaire, lieu de rendez-vous.

Leur réussite tient à l’investissement personnel des membres de l’équipe et à leur persévérance. Symbole important, il leur tient à cœur d’avoir des horaires d’ouvertures affichés et surtout respectés quoiqu’il arrive, à la différence selon eux de nombreux autres lieux sur le Plateau qui y perdent en crédibilité vis à vis des clients.

L’équipe de 10 personnes (salariés comme gestionnaires légaux) a beaucoup tourné au gré des projets de chacun. Ils sont de tous âges, de toutes origines, la plupart formés sur le tas sauf pour les nouveaux cuisiniers.

L’Atelier a adopté un mode d’organisation coopératif, tous les salariés décident collectivement de la gestion du lieu. Une réunion mensuelle permet de s’accorder sur la gestion globale de la structure. Ils effectuent une répartition des tâches plus ou moins fixe. Pour eux, leur organisation autogérée permet de ne pas s’user et permet un investissement plus important des personnes dans l’entreprise. Leur objectif n’est pas de faire de bénéfices pour la structure mais de réinvestir dans les salaires. Tout le monde travail à temps partiel et est payé au SMIC.

Juridiquement, l’Atelier est une SARL de 20 associés qui loue le bâtiment à une SCI tout comme les autres structures présentes à l’étage. L’Atelier ne bénéficie d’aucune aide de la commune de Royère.

Pour l’avenir, ils souhaitent maintenir la dynamique qu’ils ont lancé, rester ouvert toute l’année et continuer de proposer un lieu de vie agréable et chaleureux en plein cœur d’une petite ville du Plateau.

Pour aller boire un verre ou manger un morceau à Royère :http://latelier23.free.fr/

Un article du blog Rural Rules sur rue89 :Plateau de Millevaches : bien sûr, t’en chies un peu, mais ici, y a pas de rond-point

 

Le Magasin Général à Tarnac

 

Au milieu des années 2000, un groupe d’une vingtaine de personnes décident de quitter leurs différents lieux de vie en ville et créent un lieu commun de vie à partir duquel ils peuvent créer ensemble des choses. Ce groupe s’installe dans une ferme, non loin du bourg de Tarnac et rapidement une deuxième ferme est acheté, afin de multiplier les activités.

En 2007 l’épicerie-bar de leur village s’apprête à fermer avec le départ à la retraite de son gérant. Seul commerce de la commune, comptant 325 habitants, sa fermeture signifierait la mort de l’animation du bourg. Ce groupe décide alors de reprendre collectivement la gérance afin de maintenir une activité dans le village. Les 2 salariés de l’épicerie sont gardés et l’activité grossit avec la mise en place d’une épicerie mobile, faisant des tournées dans les villages alentours. Ils transforment également l’activité du restaurant ouvrier en une cantine afin d’élargir l’équipe de cuisinés et de casser le rapport clients/gérants. La cantine tourne à entre 5 et 40 couverts par jour, une moyenne se situant autour de 25. C’est l’été où l’affluence est la plus forte et qui rattrape l’année. La reprise en main du Magasin Général, se fait dans la continuité de l’investissement de ce groupe dans la vie locale avec le souhait de mélanger les différentes générations d’habitants.

Le collectif s’investit au quotidien dans la gestion du Magasin Général, des réunions hebdomadaires définissent les tâches et les tours de bénévolat, en prenant en compte que ces personnes sont aussi investies dans les activités des fermes. L’organisation suscite parfois l’étonnement d’habitants, se demandant comment il est possible d’employer 2 personnes avec autant de bénévoles à côté. Quelques habitants de la commune en dehors du collectif commencent à devenir bénévoles à la cantine, l’objectif à long terme est de réussir à associer les habitants à la vie du Magasin Général. En plus de ces réunions hebdomadaires de routine, des journées entières sont consacrées aux réflexions et questions de fond sur le Magasin Général. La division des tâches se fait avec plus ou moins d’investissement, les membres du groupe ont également d’autres activités sur les autres lieux. Le Magasin Général est devenu le « salon de vie du groupe ».

L’ensemble du lieu et des activités se regroupe sous un statut de SARL actuellement. Des discussions sont à l’œuvre dans le groupe pour passer à un statut associatif ou à celui de SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif). La SARL a le statut de gérance du lieu, le groupe ne possède ni le bâtiment ni le fonds de commerce. Le budget est assez difficile à équilibrer, en partie à cause du loyer.

L’objectif prochain est d’acquérir le fonds de commerce. Le collectif a créé en 2010 un fonds de dotation, « les amis de la commune de Tarnac », structure de mécénat habituellement utilisée par de grandes entreprises, qui permet aux donateurs de déduire de leurs impôts 2/3 de leurs dons. Après des difficultés de création dues à l’incongruité de le retrouver ici, le fonds de dotation marche bien et devient un outil de développement local maîtrisé par des habitants. Il ne bénéficie pas seulement au Magasin Général mais à tout ce qui peut animer la commune, il a permis par exemple de financer des fêtes de villages et des constructions.

Pour aller manger ou remplir son panier dans le bourg de Tarnac : Magasin Généra, 12 rue Tilleul, 19170 TARNAC

 

Le projet de La Renouée à Gentioux-Pigerolles

A Gentioux-Pigerolles (commune célèbre pour son monument aux morts pacifiste) un groupe s’organise pour créer un lieu d’activités et de rencontres au cœur du bourg.

Leur initiative a émergé lors des ateliers d’urbanisme participatif animé par l’Arban dans la commune sur la question du devenir du bourg. A ce moment, différentes personnes ont exprimé le besoin et leur volonté de créer une centralité dans le bourg réunissant différentes activités menées notamment par des personnes seules et n’ayant pas forcément de local approprié.

L’idée de départ était de réinvestir un bâtiment vacant de la rue principale du centre-bourg et d’en faire un lieu de vie et de rencontres, qui puisse accueillir différentes activités, nouvelles ou existantes mais aujourd’hui isolées. En attendant, ils vont créer en 2013, La Bascule, une épicerie de produit issus de circuits courts, un dépôt-vente de produits locaux et un lieu de rencontre, qui permet de maintenir hors saison l’animation du marché d’été.

Ce petit local rouge, ouvert tous les lundi de 16h30 à 19h30, ressemble à tous les marchés. On y croise du monde, on se fait la bise, on discute et prend des nouvelles des uns et des autres.

Mais l’association se trouve à l’étroit et continue d’étudier la possibilité de s’installer dans une ancienne épicerie. Le changement de municipalité et l’atmosphère de tension qui l’a accompagné va chambouler quelque peu le projet. La nouvelle équipe refuse d’accompagner le projet. Face à cet échec, la volonté du groupe est toujours aussi présente et leur détermination s’est même renforcée.

Au même moment, une maison adaptée aux besoins d’espaces et nécessitant relativement peu de travaux se trouve en vente. Ainsi est né le projet de La Renouée pour créer un lieu d’activités et d’accueil en cœur du bourg de Gentioux. L’idée est d’amener des activités éparpillées et isolées et de nouvelles activités dans un même lieu afin de mutualiser les moyens et sortir certaines activités de leur isolement.

La Bascule, comme le projet de la Renouée, fonctionne en autogestion. Un noyau d’une dizaine de personnes se réunit tous les mois pour faire le point et, entre chaque réunion, diverses commissions, avec plus de personnes, se réunissent pour la gestion des différentes tâches.

Au niveau financier, l’association La Bascule ne peut pas porter seule le projet et n’a pas les épaules pour se lancer en solitaire dans cette aventure. Après l’exploration de différentes hypothèses, le groupe se tourne vers l’Arban. Cette ressource locale permet d’accompagner le projet.

La maison est à vendre au prix de 150 000€, à cela s’ajoute 50 000€ de travaux. Ils ont donc besoin de 200 000€. Ils sont en pleine campagne de financements afin de récolter 100 000€. Le reste serait emprunté à la banque. Pour cela, le montage s’appuie sur une campagne de dons via un fonds de dotations, la participation via l’achat de parts sociales de l’Arban (cela permet aussi d’appuyer et d’accompagner cette structure) et les banques. Ensuite l’Arban achète le bâtiment et finance les travaux, elle assurera un rôle de bailleur. Aujourd’hui se pose encore la question de la gestion administrative du bâtiment, si elle revient à l’ Arban ou si l’association gèrera elle-même ces sujets.

Pour les soutenir : http://renouee.millevaches.net/

 

Nous avons rencontré trois lieux sur le Plateau mais nous avons entendus parlé de bien plus. Ils revendiquent tous une intégration dans le paysage de la vie locale et portent d’autres valeurs que la simple rentabilité économique d’un commerce. Le moteur de ces lieux est l’apport social pour les bourgs, l’activateur d’initiatives et d’expérimentation, la viabilité économique passe en second plan. Mais dans ces trois projets, on remarque une complexité dans le montage statutaire et économique. Il nous semble que ces difficultés est dépassée par l’envie des personnes et leur organisation autogéré.

Ces trois lieux sont des exemples L’histoire de dynamiques et de valeurs insufflées par les « néo-néos » arrivés sur le Plateau depuis les années 2000. Il marque l’envie de refaire territoire, de réfléchir collectivement au sens qu’a la commune, à la responsabilité de l’habitant dans la vie locale. Il marque aussi la recherche chez de nombreux jeunes d’autonomie, d’émancipation et de réappropriation du territoire. Une phrase entendue au Magasin Général résume bien cet état d’esprit : « Quand on s’organise avec des gens qu’on connaît, au moins on sait sur qui on peut compter, plus comme avec l’État. »

Signet.
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